Avoir fait les planches. Avoir été ouvrier avant d'avoir été patron.
- PLANÇONNER, v. a. Bredouiller,—dans l'argot des coulisses, où l'on a conservé le souvenir du brave Plançon, acteur de la Gaîté.
- PLANQUÉ, s. f. Cachette,—dans l'argot des voleurs.
Être en planque. Être prisonnier.
Signifie aussi Être en observation.
- PLANQUER, v. a. Cacher.
Signifie aussi Emprisonner.
- PLANQUER, v. a. et n. Mettre quelque chose de côté,—dans l'argot des typographes.
- PLANQUER, v. a. et n. Engager quelque chose au Mont-de-Piété, mettre au plan. Argot des faubouriens.
- PLANTER LÀ QUELQU'UN, v. a. Le quitter brusquement, soit parce qu'il vous ennuie, soit parce qu'on est pressé.
C'est l'ancienne expression: Planter là quelqu'un pour reverdir, mais écourtée et plus elliptique.
- PLANTER LE HARPON, v. a. Lancer une idée, avancer une proposition,—dans l'argot des marins.
- PLANTER SON POIREAU, v. a. Attendre quelqu'un qui ne vient pas,—dans l'argot des faubouriens.
- PLAQUER, v. a. et n. Abandonner, laisser là.
- PLAT D'ÉPINARDS, s. m. Paysage peint,—dans l'argot du peuple et des bourgeois, dédaigneux des choses d'art presque au même degré.
Ils devraient varier leurs épigrammes. Je vais leur en indiquer une, que j'ai entendu sortir de la bouche d'un enfant que l'on interrogeait devant un Corot: «Ça, dit-il, c'est de la salade!»