Être en bisbille. Être brouillés.
- BISCAYE, n. de l. Bicêtre,—dans l'argot des voleurs.
- BISQUANT, adj. Ennuyeux, désagréable,—dans l'argot du peuple.
- BISQUER, v. n. Enrager,—dans l'argot des écoliers.
- BISSARD, s. m. Pain bis,—dans l'argot des voyous.
- BITUMER, v. n. Raccrocher les passants,—dans l'argot des filles habituées du trottoir.
On dit mieux Faire le bitume.
- BITURE, s. f. Réfection copieuse,—dans l'argot des faubouriens.
- BITURER, v. n. Manger copieusement.
- BLAGUE, s. f. Gasconnade essentiellement parisienne,—dans l'argot de tout le monde.
Les étymologistes se sont lancés tous avec ardeur à la poursuite de ce chastre,—MM. Marty-Laveaux, Albert Monnier, etc.,—et tous sont rentrés bredouille. Pourquoi remonter jusqu'à Ménage? Un gamin s'est avisé un jour de la ressemblance qu'il y avait entre certaines paroles sonores, entre certaines promesses hyperboliques, et les vessies gonflées de vent, et la blague fut!
Avoir de la blague. Causer avec verve, avec esprit, comme Alexandre Dumas, Méry ou Nadar.
Avoir la blague du métier. Faire valoir ce qu'on sait; parler avec habileté de ce qu'on fait.
Ne faire que des blagues. Gaspiller son talent d'écrivain dans les petits journaux, sans songer à écrire le livre qui doit rester.
Pousser une blague. Raconter d'une façon plus ou moins amusante une chose qui n'est pas arrivée.
- BLAGUE SOUS LES AISSELLES! Expression de l'argot des ouvriers, pour signifier qu'ils cessent de plaisanter, qu'ils vont parler sérieusement, et pour inviter les interlocuteurs à en faire autant.