On dit aussi Pour de bon.
- POURRI, adj. et s. Homme vénal, corrompu, ambitieux, qui a laissé pénétrer dans sa conscience le ver du scepticisme et dans son cœur le taret de l'égoïsme.
- POURRI DE CHIC, adj. A la dernière mode et de la première élégance,—dans l'argot des gandins et des petites dames.
- POURRITURISME, s. m. Etat des esprits et des consciences à Paris, ville où l'on s'effémine trop facilement,—dans l'argot du caricaturiste Lorenz, qui affectionne la désinence isme.
- POUSSE, s. f. Les gendarmes,—dans l'argot des voleurs.
- POUSSE (Ce qui se), s. m. Argent, or ou monnaie,—dans l'argot du peuple.
Substantif bizarre,—mais substantif. J'ai entendu dire: «Donne-moi donc de ce qui se pousse.»
- POUSSE-AU-VICE, s. f. Cantharide, et généralement tous les aphrodisiaques. Argot des voleurs.
- POUSSE-CAFÉ, s. f. Petit verre d'eau-de-vie ou de rhum pris après le café,—dans l'argot des bourgeois.
- POUSSE-CAILLOUX, s. m. Fantassin,—dans l'argot des faubouriens.
- POUSSE-CUL, s. m. Sergent de ville,—dans l'argot du peuple, qui sait que ces agents de l'autorité ne prennent pas toujours des mitaines pour faire circuler la foule.
Les aïeux de celui-ci disaient, en parlant d'un des aïeux de celui-là: Chien courant du bourreau.
- POUSSÉE, s. f. Bourrade; coups de coude dans la foule.
Par extension: Reproches, réprimande.
- POUSSÉE, s. f. Besogne pressée, surcroît de travail,—dans l'argot des ouvriers.
- POUSSÉE DE BATEAUX, s. f. Se dit ironiquement—dans l'argot du peuple—d'une chose vantée d'avance et trouvée inférieure à sa réputation, ainsi que de toute besogne ridicule et sans profit.
On dit mieux: Une belle poussée de bateaux!
- POUSSE-MOULIN, s. f. Eau courante,—dans l'argot des voleurs.
- POUSSER, v. n. Surenchérir,—dans l'argot des habitués de l'Hôtel des ventes.
- POUSSER, v. a. et n. Parler,—dans l'argot des faubouriens.