Se dit aussi—dans le même argot—des sacrifices faits au dieu Crépitus. C'est une onomatopée.

Un chroniqueur parisien, M. Jules Maillot, plus inconnu sous le nom de Jules Richard, s'est rendu coupable d'une phrase de la même famille: «Il ne faut pas traiter sérieusement les choses qui ne le sont pas,» a-t-il dit très sérieusement dans le Figaro du 7 décembre 1865.

Le mot a des chevrons. Un jour, Sully, accourant pour prévenir Henri IV des manœuvres de l'ennemi, le trouve en train de secouer un beau prunier de damas blanc: «Pardieu! Sire! lui cria-t-il du plus loin qu'il l'aperçut, nous venons de voir passer des gens qui semblent avoir dessein de vous préparer une collection de bien autres prunes que celles-ci, et un peu plus dures à digérer.»

On dit aussi Pruneau.

Gober la prune. Recevoir une blessure mortelle.

Avoir sa prune. Être saoul.