On disait autrefois: C'est vert! Les couleurs changent, non les mœurs.
- BLOC, s. m. La salle de police. Argot des soldats.
Être au bloc. Être consigné.
Signifie aussi Prison.
- BLOCKHAUS, s. m. Garni,—dans l'argot des chiffonniers, qui parlent allemand sans le savoir.
- BLONDE, s. f. Maîtresse,—dans l'argot des ouvriers.
- BLOQUER, v. a. Mettre un soldat au bloc, à la salle de police,—ce qui est le boucler, vieille forme du verbe blouquet.
- BLOQUER, v. a. Abandonner,—dans l'argot des voleurs.
- BLOQUER, v. a. Jouer à la bloquette,—dans l'argot des enfants.
- BLOQUETTE, s. f. Jeu de billes, auquel on bloque.
- BLOQUIR, v. a. Vendre des objets volés, ordinairement en bloc. (V. Abloquer.)
- BLOT, s. m. Prix d'une chose,—dans l'argot des faubouriens.
C'est mon blot! Cela me convient.
- BLOUSE (La). Le peuple,—dans l'argot dédaigneux des gandins.
- BLOUSER (Se), v. réfl. Faire un pas de clerc, une sottise; se tromper,—dans l'argot du peuple, qui a voulu faire une allusion à la blouse du billard.
- BLOUSIER, s. m. Voyou, porteur de blouse,—dans l'argot des gens de lettres.
- BOBÊCHON, s. m. La tête,—dans l'argot du peuple, par allusion à la bobêche qui surmonte le chandelier.
Se monter le bobêchon. S'illusionner sur quelqu'un ou sur quelque chose; se promettre monts et merveilles d'une affaire—qui accouche d'une souris.
- BOBELINS, s. m. pl. Bottes,—dans l'argot des marchandes du Temple, qui ont l'air d'avoir lu Rabelais.
- BOBINE, s. f. Tête, visage,—dans l'argot du peuple, qui a constaté fréquemment les bobes ou grimaces que les passions font faire à la figure humaine, d'ailleurs terminée cylindriquement.
- BOBINO, s. m. Montre,—dans l'argot des voleurs.
Ils disent aussi Bobine.