- REVENDRE, v. a. Répéter ce qu'on a appris de quelqu'un, commettre une indiscrétion. Argot des voleurs.
- REVENIR, v. n. Se dit—dans l'argot des bourgeois—de tout ce qui plaît, choses ou gens.
- REVENIR DE PONTOISE, v. n. Avoir l'air étonné, ahuri; dire des sottises,—dans l'argot du peuple.
Faire ou dire une chose comme en revenant de Pontoise. La dire ou la faire mal, gauchement, niaisement.
- REVENIR SUR L'EAU, v. n. Rétablir ses affaires, sortir d'un mauvais pas; occuper de nouveau l'attention publique.
- REVERS DE LA MÉDAILLE, s. m. La partie du corps sur laquelle on tombe le plus souvent lorsqu'on a l'habitude de marcher sur les talons.
C'est une expression de l'argot du peuple parisien, qui appartient également à l'argot du peuple napolitain: Il revescio de la medaglia, disent les fils de Mazaniello.
- REVIDAGE, s. m. Opération qui consiste à se partager, entre brocanteurs, les lots achetés trop cher à l'hôtel Drouot, mais achetés par eux pour les enlever aux bourgeois.
- REVIEWER, s. m. Écrivain de revues,—dans l'argot des gens de lettres, qui ont emprunté cette expression à l'Angleterre.
- REVOIR LA CARTE, v. a. Rendre son déjeuner ou son dîner,—ce qui est une façon désagréable de s'assurer de ce qu'on a mangé. Argot du peuple.
- RHUME, s. m. Maladie sœur du Quinte-et-quatorze.
On disait autrefois Rhume ecclésiastique.
- RIBAMBELLE, s. f. Troupe nombreuse de choses ou de gens.
- RIBOTE, s. f. Griserie, petite débauche.
Être en ribote. Être ivre.
- RIBOTER, v. n. Hanter les cabarets.
- RIBOUIS, s. m. Savetier,—dans l'argot des faubouriens.
Francisque Michel a raison: on devrait dire Rebouis, ce mot venant de l'opération par laquelle le cordonnier communique du lustre à une semelle en donnant le bouis. Le rebouis donne un second bouis, ou second lustre, aux chaussures avariées par l'usage.