- SAINT-CRÉPIN, s. m. Outils de cordonnier, et, par extension, de toute autre profession.
- SAINT-CRÉPIN, s. m. Économies, peculium,—dans l'argot du peuple.
- SAINT DE CARÊME, s. m. Homme qui se fâche, hypocrite.
- SAINT-DENAILLE, n. de l. Saint-Denis,—dans l'argot des voleurs.
- SAINT-DIFFICILE, s. m. Enfant, et même grande personne faisant la dégoûtée à propos de la nourriture ou à propos d'autre chose. Argot des bourgeois et du peuple.
- SAINTE ESPÉRANCE, s. f. La veille de la Sainte Touche.
- SAINTE MOUSSELINE, s. f. Une sainte de la création de Victorien Sardou (La Famille Benoiton), et qu'invoquent aujourd'hui, par genre, les mères de famille qui suivent les modes de la morale comme elles suivent les modes... de la Mode. Voici donc l'oraison que murmurent à cette heure de jolies lèvres parisiennes: «Ah! Mousseline, blanche Mousseline, des mères ingrates qui te devaient leurs maris t'ont reniée pour leurs enfants! Sainte Mousseline, vierge de la toilette, sauve nos filles qui se noient dans des flots de dentelles!»
Amen!
- SAINTE-NITOUCHE, s. f. Fille ou femme qui «fait sa sucrée» ou «sa Sophie»,—dans l'argot du peuple, qui sait à quoi s'en tenir sur les «giries» des bégueules.
Les ouvriers anglais disent de même: to sham abram (jouer l'innocence patriarcale, feindre la pudeur révoltée).
Cette expression s'est employée jadis en parlant d'un Homme timide, mou, irrésolu, en amour comme en autre chose:
«Il estoit ferme de roignons. Non comme ces petits mignons Qui font la Saincte Nitouche,»
dit Mathurin Régnier.
- SAINTE-TOUCHE, s. f. La fin du mois,—dans l'argot des employés. La fin de la quinzaine,—dans l'argot des ouvriers.
- SAINT-JEAN, s. m. Signal,—dans l'argot des voleurs.
Faire le Saint-Jean. Lever l'index et le médium pour avertir un complice.
- SAINT-JEAN, s. m. Outils, vêtements, affaires,—dans l'argot des typographes.