- SAUTER (Faire). Dérober, chiper et même Voler. Argot des faubouriens.
D'où Faire sauter la coupe au jeu.
- SAUTER, v. n. Cacher le produit d'un vol à ses complices,—dans l'argot des prisons.
Sauter à la capahut. Assassiner un complice pour lui enlever son fade.
- SAUTER A LA PERCHE, v. n. Ne pas savoir où manger,—dans l'argot des faubouriens, par allusion aux efforts souvent vains des singes de bateleurs pour atteindre les friandises placées à l'extrémité d'un bâton.
- SAUTERELLE, s. f. Puce,—dans l'argot des voleurs.
- SAUTERELLE, s. f. Petite dame,—dans l'argot des gens de lettres qui ont emprunté ce mot à N. Roqueplan.
C'est un des plus heureux qu'on ait inventés jusqu'ici pour désigner ces femmes maigres qui s'abattent chaque jour, par nuées, sur les boulevards, dont elles sont la plaie.
- SAUTERIE, s. f. Danse,—dans l'argot du peuple.
- SAUTE-RUISSEAU, s. m. Petit clerc. C'est le trottin de l'avoué, comme le trottin est le saute-ruisseau de la modiste.
- SAUTER LE PAS, v. a. Se décider à faire une chose, sans se préoccuper de ses conséquences. Argot du peuple.
- SAUTER LE PAS, v. a. Faire faillite et, par extension, Mourir,—dans l'argot des bourgeois.
Signifie aussi Faire banqueroute à la vertu,—en parlant d'une jeune fille qui se laisse séduire.
On dit aussi La sauter.
- SAUTEUR, s. m. Filou.
- SAUTEUR, s. m. Homme politique qui change d'opinion toutes les fois que cela peut lui profiter personnellement. Argot du peuple.