On dit aussi Serpillière à ratichon.
- SERRANTE, s. f. Serrure,—dans l'argot des voleurs.
- SERRÉ, adj. Pauvre; sans argent, momentanément ou par habitude,—dans l'argot des bourgeois.
Signifie aussi Avare.
- SERRER, v. a. Mettre en prison,—dans l'argot des faubouriens.
- SERRER LA VIS. Achever une affaire, presser un travail. Étrangler quelqu'un. Argot du peuple.
- SERRER LE NœUD. Se marier,—dans l'argot des bourgeois et des vaudevillistes.
- SERRER LES POUCES A QUELQU'UN, v. a. Le presser vivement de questions pour lui faire avouer la vérité. Argot du peuple.
- SERT, s. m. Signe fait par un compère,—dans l'argot des saltimbanques.
- SERVIETTE, s. f. Portefeuille,—dans l'argot des avocats.
- SERVIETTE, s. f. Aniterge en papier,—dans l'argot des bourgeois.
- SERVIR, v. a. et n. Trahir, dénoncer,—dans l'argot des voleurs.
Servir de belle. Dénoncer à faux.
- SERVIR, v. a. Arrêter, prendre,—dans l'argot des faubouriens.
Vidocq, lorsqu'il était chef de la police de sûreté, avait l'habitude de dire tranquillement au malfaiteur pris dans une souricière, ou ailleurs: «Monsieur, vous êtes servi!...»»
- SÉSIÈRE, pr. pers. Soi, lui, elle,—dans l'argot des voleurs.
On dit aussi Sésigue et Sésingard.
- SEU, s. m. Second,—dans l'argot des enfants, qui pratiquent l'apocope comme des hommes.
- SÉVÈRE, s. f. Chose étonnante; événement inattendu,—dans l'argot des faubouriens.
- SEXE, s. m. Les femmes en général,—dans l'argot du peuple, qui, sans tomber à leurs pieds, comme le recommande M. Legouvé, sait qu'il leur doit une mère, la seule créature digne de ses respects.