Couper le sifflet à quelqu'un. Le forcer à se taire, soit en lui coupant le cou, ce qui est un moyen extrême, soit en lui prouvant éloquemment qu'il a tort de parler, ce qui vaut mieux.
- SIGNE D'ARGENT, s. m. Le stercus humain,—dans lequel il est bon de marcher, paraît-il, parce que cela porte bonheur.
- SIGNER DES ORTEILS (Se), v. réfl. Se pendre ou être pendu,—dans l'argot du peuple, qui fait allusion aux derniers tressaillements des suicidés ou des condamnés.
- SILENCE, s. m. Audiencier,—dans l'argot des voyous, habitués de police correctionnelle ou de cour d'assises.
- SIME, s. f. Patrouille,—dans l'argot des voleurs.
- SIMON, s. m. Propriétaire,—dans l'argot des ouvriers viveurs.
Aller chez Simon. Aller «où le roi va à pied»,—dans l'argot des bourgeoises.
- SIMPLE, s. et adj. Niais,—dans l'argot du peuple, qui a un faible pour les roublards.
Les Anglais ont la même expression: Flat, plat,—nigaud.
- SINGE, s. m. Patron,—dans l'argot des charpentiers, qui, les jours de paye, exigent de lui une autre monnaie que celle de son nom.
- SINGE, s. m. Ouvrier compositeur,—dans l'argot des imprimeurs.
- SINGE BOTTÉ, s. m. Homme amusant, gros farceur,—dans l'argot des bourgeoises.
- SINGERIES, s. f. Grimaces, mines hypocrites, comédie de la douleur,—dans l'argot du peuple, qui n'aime pas les gens simiesques.
- SINGULIER PISTOLET, s. m. Homme bizarre, original, qui ne fait rien comme tout le monde, part quand il faudrait rester, et reste quand il faudrait partir.
- SINVE, s. m. Homme simple, imbécile, bon à duper,—dans l'argot des voleurs.
Quelques lexicographes de la rue affirment qu'on écrit et prononce sinvre.
Affranchir un sinve. Faire d'un paresseux un voleur, ou d'un débauché un escarpe.
- SINVINERIE, s. f. Niaiserie.
- SIROP, s. m. Vin,—dans l'argot des faubouriens, qui ont l'honneur de se rencontrer avec Rabelais: «Après s'être bien antidoté l'haleine de sirop vignolat,» dit l'immortel Alcofribas Nasier.
Avoir un coup de sirop de trop. Être ivre.