Aller en sondeur. S'informer avant d'entreprendre une chose, écouter une conversation avant de s'y mêler.
Père sondeur. Bonhomme rusé, dont personne ne se méfie, et qui se joue de tout le monde.
- SONNETTE DE BOIS, s. f. Sonnette d'hôtel garni que l'on bourre de chiffons pour l'empêcher de sonner lorsqu'on veut s'en aller clandestinement.
D'où l'expression Déménager à la sonnette de bois.
- SONNETTE DE NUIT, s. f. Houpette de soie blanche que les petites dames portent au capuchon de leurs caracos (1865).
- SONNETTES, s. f. pl. Pièces d'or ou d'argent, d'une musique supérieure à celle de Rossini—pour les oreilles des petites dames.
- SONNETTES, s. f. pl. Gringuenaudes de boue qui pendent aux poils des chiens. Argot des chasseurs.
- SORBONNE, s. f. La tête,—parce qu'elle «médite, raisonne et conseille le crime». Argot des voleurs.
- SORCIÈRE, s. f. Femme mal mise ou d'une figure ravagée,—dans l'argot des bourgeoises.
Elles disent aussi Vieille sorcière.
- SORGUE, s. f. Nuit,—dans l'argot des voleurs.
Les Maurice La Châtre de Poissy prétendent qu'il faut écrire Sorgne.
- SORGUER, v. n. Passer la nuit.
- SORGUEUR, s. m. Voleur de nuit.
- SORTE, s. f. Mauvaise raison, faux prétexte, balançoire,—dans l'argot des typographes.
- SORTIE, s. f. Discours inconvenant; emportement plus ou moins violent. Argot du peuple.
- SORTIR, v. a. Transporter un mobilier extra-muros,—dans l'argot des déménageurs.