- SUER (Faire). Ennuyer outrageusement par ce qu'on fait ou par ce qu'on dit; faire lever les épaules de pitié ou de dédain. Argot du peuple.
- SUER SON ARGENT (Faire). Lui faire rapporter gros; se livrer à l'usure. Argot des bourgeois.
- SUER THÉMIS (Faire). Étudier le Code, de manière à pouvoir éluder la loi,—dans l'argot des faubouriens, qui disent cela à propos des gens d'affaires, des avocats marrons.
- SUEUR DE CANTONNIER, s. f. Chose rare parce que chère, ou chère parce que rare,—les cantonniers étant connus généralement pour des gens qui en prennent à leur aise.
- SUIF, s. m. Réprimande de maître à valet, ou de patron à ouvrier. Argot des faubouriens.
Gober son suif. Recevoir les reproches auxquels on s'attendait.
- SUIF, s. m. Graisse, la partie adipeuse du corps humain.
Être tout en suif. Être fort gras.
- SUIF, s. m. Argent, beurre.
- SUIFFARD, adj. et s. Homme mis avec élégance, avec chic.
- SUIFFARD, s. m. Richard.
- SUIFFÉ, adj. Soigné, remarquable, très beau.
Femme suiffée. Très jolie ou très bien mise.
- SUIFFÉE, s. f. Coups donnés ou reçus.
- SUISSE, s. m. Invité, convive,—dans l'argot des troupiers.
Faire Suisse. Boire ou manger seul.
- SUISSESSE, s. f. Verre d'absinthe,—dans l'argot des bohèmes.
- SUIVEUR, s. m. Galantin de n'importe quel âge, homme qui suit les femmes dans la rue.
Mot créé par Nestor Roqueplan.