Faire le tapin. Être exposé.
On dit aussi Faire le singe.
- TAPAGE, s. m. Amour,—dans l'argot des typographes.
- TAPAGEUR, EUSE, adj. Eclatant, voyant, criard,—dans l'argot des gens de lettres et des artistes.
Couleurs tapageuses. Couleurs trop vives qui tirent l'œil et l'agacent.
Toilette tapageuse. Toilette d'un luxe de mauvais goût, dressée pour faire retourner les hommes et «crever de jalousie» les femmes.
- TAPAMORT, s. m. Tambour,—dans l'argot des voyous.
- TAPANCE, s. f. Maîtresse ou femme légitime,—dans l'argot des typographes.
La tapance du meg. La femme du patron.
- TAPE, s. f. Coup de la main, à plat ou fermée. Argot du peuple.
- TAPÉ, adj. Réussi, émouvant, éloquent,—c'est-à-dire bourré de grosses phrases sonores et d'hyperboles de mauvais goût, comme le peuple les aime dans les discours de ses orateurs, dans les livres de ses romanciers et dans les pièces de ses dramaturges.
Tapé dans le nœud. Excessivement beau, ou extrêmement remarquable.
- TAPE-A-L'œIL, s. m. Homme qui a une pétéchie sur l'œil; chien blanc qui a du poil noir sur les yeux.
- TAPECUL, s. m. Voiture mal suspendue qui secoue les voyageurs.
- TAPE-CUL, s. m. Planche en équilibre sur laquelle on se balance à deux. Argot des gamins.
- TAPEDUR, s. m. Serrurier,—dans l'argot des voleurs.
- TAPÉE, s. f. Foule, grande réunion de personnes,—dans l'argot des faubouriens.
- TAPER, v. a. Frapper, battre.
- TAPER, v. a. et n. Permolere uxorem, quamlibet aliam,—dans l'argot des typographes.
- TAPER, v. a. Demander de l'argent,—dans l'argot des ouvriers.