Tartare, s. m. Fausse nouvelle, canard politique,—dans l'argot des journalistes et des boursiers.
Se dit depuis la dernière guerre de Crimée. Un peu avant que le résultat de la bataille de l'Alma fût connu, le bruit courut,—et ce furent évidemment des spéculateurs qui le firent courir qu'un cavalier tartare était arrivé à franc étrier au camp d'Omer-Pacha, annonçant la victoire des armées alliées contre les Russes. On le crut à Paris, et les fonds montèrent. Quelques jours après, la nouvelle apocryphe devenait officielle.
- TARTE, adj. Qualité bonne ou mauvaise d'une chose,—dans l'argot des voleurs.
- TARTE BOURBONNAISE, s. f. Résultat du verbe alvum deponere,—dans l'argot du peuple, qui a la plaisanterie fécale.
Il a pour excuse l'exemple de Rabelais (Pantagruel, liv. II, chap. XVI).
- TTartine, s. f. Article bon ou mauvais, mais surtout mauvais. Argot des journalistes.
Signifie aussi Long discours, homélie ennuyeuse.
Débiter des tartines. Parler longtemps.
- TARTINER, v. n. et a. Ecrire des articles.
Tartiner une brochure. La rédiger.
- TARTINES, s. f. pl. Souliers éculés, pantoufles,—dans l'argot des voyous.
- TARTIR, v. n. Levare ventris onus,—dans l'argot des voleurs.
- TAS DE PIERRES, s. m. Prison,—dans l'argot des faubouriens.