- TENIR BIEN SUR SES ANCRES, v. n. Être en bonne santé,—dans l'argot des marins.
- TENIR LA CHANDELLE, v. a. Être témoin du bonheur des autres, sans en avoir sa part; servir, sans le savoir, ou le sachant, une intrigue quelconque. Argot du peuple.
- TENIR LA CORDE, v. a. Être le succès, le héros du jour,—dans l'argot des gens de lettres, qui ont emprunté cette expression aux sportsmen.
- TENIR SUR LES FONTS. Déposer comme témoin contre un accusé,—dans l'argot des voleurs.
(V. Parrain.)
- TENUE, s. f. Assemblée, réunion,—dans l'argot des francs-maçons.
Ils disent aussi Convent,—mais surtout à propos de réunions d'un caractère particulier, plus solennel que les tenues.
Tenue d'obligation. Jour fixé pour les assemblées de la loge.
Tenue extraordinaire. Réunion pour une fête d'adoption, pour une réception d'urgence, etc.
- TERNAUX, s. m. Cachemire français,—dans l'argot des lorettes, qui ne savaient pas que ce nom de choses est un nom d'homme, celui d'un industriel qui le premier en France entreprit de fabriquer des châles avec la laine d'un troupeau de chèvres du Tibet amenées en 1818 à ses frais.
- TERREAU, s. m. Tabac à priser,—dans l'argot des marbriers de cimetière.
Se flanquer du terreau dans le tube. Priser.
- TERRER, v. a. Tuer,—dans l'argot des voleurs, pour qui c'est une façon de mettre en terre les gens qui les gênent.
Le patois normand a Terrage pour Enterrement.