- TÊTE CARRÉE, s. f. Allemand ou Alsacien.
On dit aussi Tête de choucroute.
- TÊTE D'ACAJOU, s. f. Nègre.
- TÊTE DE BUIS, s. f. Crâne complètement chauve.
- TÊTE DE HOLZ, s. f. Allemand,—dans l'argot des marbriers de cimetière, qui croient que les braves Teutons ont la tête dure comme du bois.
- TÊTE DE TURC, s. f. Homme connu par ses mœurs timides et par son courage de lièvre, sur lequel on s'exerce à l'épigramme, à l'ironie, à l'impertinence,—et même à l'injure,—assuré qu'on est qu'il ne protestera pas, ne réclamera pas, ne régimbera pas, et ne vous cassera pas les reins d'un coup de canne ou la tête d'un coup de pistolet.
C'est une expression de l'argot des gens de lettres, qui l'ont empruntée aux saltimbanques.
- TÉTER, v. n. Vider une bouteille, dans l'argot du peuple, qui prétend que le vin est «le lait des vieillards». Oui, des vieillards—et surtout des adultes.
- TÊTES DE CLOU, s. f. pl. Caractères déformés par un long usage. Argot des typographes.
- TETINES, s. f. pl. Gorge avachie,—sumen plutôt qu'uber. Argot des faubouriens.
Nous sommes loin du:
«Tétin, qui fait honte à la rose,
Tétin, plus beau que nulle chose,»
de Clément Marot.
- TETONNIÈRE, s. f. Femme ou fille que la Nature a richement avantagée,—dans l'argot du peuple, fidèle à sa langue nourricière.
- TETONS, s. m. pl. La gorge de la femme.
Tetons de satin blanc tout neufs. Virgo pulchro pectore.
C'est un vers de Marot resté dans la circulation.
- TETTES, s. f. pl. Seins,—dans l'argot des enfants.