Connaître le tour. Être habile, malin, ne pas se laisser tromper.
- TOUR DE BABEL, s. f. Chambre des Députés,—dans l'argot des faubouriens.
- TOUR DE BÊTE (Au), adv. A l'ancienneté,—dans l'argot des troupiers.
Passer capitaine à son tour de bête. Être nommé à ce grade, non à cause des capacités militaires qu'on a montrées, mais seulement parce qu'on a vieilli sous l'uniforme.
- TOUR DE BÂTON, s. m. Profit illicite sur une affaire, ressources secrètes. Argot des bourgeois.
- TOURLOURER, v. a. Tuer, assassiner,—dans l'argot des voleurs.
- TOURLOUROU, s. m. Soldat d'infanterie,—dans l'argot du peuple.
Francisque Michel pousse une pointe jusqu'au XIVe siècle et en rapporte les papiers de famille de ce mot: turlereau, turelure, tureloure, dit-il. Voilà bien de la science étymologique dépensée mal à propos! Pourquoi? Tout simplement parce que le mot tourlourou est moderne.
- TOURMENTE, s. f. Colique,—dans l'argot des voleurs.
- TOURNANT, s. m. Moulin,—dans le même argot.
- TOURNANTE, s. f. Clé,—dans le même argot.
- TOURNÉ, adj. Mou,—dans le même argot.
Tournée. Molle.
- TOURNE-A-GAUCHE, s. m. Homme sur le caractère duquel on ne peut compter, girouette. Argot du peuple.
- TOURNE-AUTOUR, s. m. Tonnelier,—dans le même argot.
- TOURNÉE, s. f. Rasade offerte sur le comptoir du marchand de vin,—dans l'argot du peuple.
Offrir une tournée. Payer à boire.
- TOURNÉE, s. f. Coups reçus ou donnés.