«Quand Renaud de la guerre vint,
Tenant ses tripes dans ses mains,»
dit une vieille chanson populaire.
- TRIPIÈRE, adj. et s. Fille ou femme trop avantagée.
- TRIPOLI, s. m. Eau-de-vie,—dans l'argot des faubouriens, qui s'imaginent peut-être qu'ils se nettoient la poitrine avec cela.
Coup de tripoli. Verre d'eau-de-vie.
- TRIPOTÉE, s. f. Coups donnés ou reçus,—dans l'argot du peuple.
- TRIPOTÉE, s. f. Grande quantité de choses.
- TRIPOTER, v. n. Hanter les tripots,—dans l'argot des faubouriens.
- TRIPOTER, v. a. et n. Toucher à tort et à travers, aux choses et aux gens; farfouiller.
Tripoter une femme. S'assurer, comme Tartufe, que l'étoffe de sa robe—de dessous—est moelleuse.
- TRIPOTER LA COULEUR, v. a. Peindre,—dans l'argot des artistes.
- TRIPOTER LE CARTON. Jouer aux cartes.
- TRIQUAGE, s. m. Triage des matières,—dans l'argot des chiffonniers.
- TRIQUE, s. f. Canne, bâton, gourdin,—dans l'argot du peuple.
On disait autrefois Tricot; d'où la loi du Tricot, pour signifier l'Argument brutal, le syllogisme du poignet, non prévu par Aristote.
- TRIQUER, v. a. Trier les chiffons.
- TRIQUER, v. a. Donner des coups de canne ou de bâton.
- TRIQUEUR, s. m. Maître chiffonnier, qui trie ce que lui apportent les autres.
- TROGNE, s. f. Visage,—dans l'argot du peuple, qui le dit surtout de toute tuberosa facies.
Belle trogne. Visage empourpré et embubeletté, comme le sont presque tous les visages d'ivrognes.