On dit aussi Monsieur ou Madame Trois-Étoiles.
- TROISIÈME DESSOUS, s. m. La dernière cave pratiquée sous les planches d'un théâtre pour recevoir la rampe, les trucs, les machines, etc.
Tomber dans le troisième dessous. Se dit d'une pièce sifflée, dont la chute est irrémédiable.
- TROISIÈME DESSOUS, s. m. Le monde des coquins, «la dernière sape, inferi», de la société, «la fosse des ténèbres, la grande caverne du mal», dit Victor Hugo, qui la peint à grands coups de brosse, comme Dante, son Enfer.
«Cette cave est au-dessous de toutes et est l'ennemie de toutes. C'est la haine sans exception. Elle a pour but l'effondrement de tout,—de tout, y compris les sapes supérieures, qu'elle exècre. Elle ne mine pas seulement, dans son fourmillement hideux, l'ordre social actuel: elle mine la philosophie, elle mine la science, elle mine le droit, elle mine la pensée humaine, elle mine la civilisation, elle mine le progrès. Elle est ténèbres et elle sent le chaos. Sa voûte est faite d'ignorance. Elle s'appelle tout simplement vol, prostitution, meurtre et assassinat. Détruisez la cave-ignorance, vous détruirez la taupe-crime.»
- TROISIÈME RÊNE, s. f. La crinière du cheval,—dans l'argot des maquignons.
- TROISIÈME SEXE, s. m. Celui qui déshonore les deux autres. «Il suffira de rapporter ce mot magnifique du directeur d'une maison centrale à feu lord Durham, qui visita toutes les prisons pendant son séjour à Paris. Le directeur, après avoir montré toute la prison, désigne du doigt un local en faisant un geste de dégoût: «Je ne mène pas là Votre Seigneurie, dit-il, car c'est le quartier des tantes.—Hao! fit lord Durham, et qu'est-ce? *—C'est le troisième sexe, milord.» (H. de Balzac.)
- TROIS-SIX, s. m. Eau-de-vie de qualité inférieure, âpre au gosier,—dans l'argot des bourgeois.
- TROIS-SOUS, s. m. Water-closets.
On dit aussi Un quinze-centimes.
- TROLLER, v. n. Remuer; aller çà et là, trimer. Argot du peuple.
- TROLLER, v. a. Porter,—dans l'argot des voleurs.
- TROLLEUR, s. m. Marchand de peaux de lapin,—chineur quand il achète et trolleur quand il revend.
- TROMBILLE, s. f. Bête,—dans l'argot des voleurs.
- TROMBINE, s. f. Tête, visage,—dans l'argot des faubouriens.
- TROMBOLER LES GONZESSES, v. a. Aimer les filles,—dans l'argot des maquignons.
- TROMPE, s. f. Nez,—dans l'argot des faubouriens, qui prennent l'homme pour un proboscidien.
- TROMPE-CHASSES, s. m. Peinture, tableau quelconque,—dans l'argot des voleurs.
- TROMPE-L'œIL, s. m. Accessoire d'un tableau, tel que clou, déchirure, etc., si bien peint, qu'on le croirait naturel. Argot des artistes.
- TROMPETTE, s. f. Visage,—dans l'argot des faubouriens.
- TROMPETTE, s. f. Le nez,—à cause du bruit qu'il fait lorsqu'on se mouche.
- TROMPETTE, s. f. Cigare,—parce qu'on le tient continuellement à la bouche, comme si on voulait jouer un air quelconque.
- TROMPETTER, v. a. Divulguer, publier une chose qui devait être tenue secrète,—dans l'argot du peuple.
- TRONCHE, s. f. Visage; tête,—dans l'argot des voleurs.
- TRONCHER, v. a. Embrasser.
- TRONCHINETTE, s. f. Figure de jeune fille; physionomie agréable; petite tête. Argot des voyous.
- TRÔNE, s. m. Ce qu'on appelait autrefois «chaise d'affaires», et, longtemps auparavant, trulla. Argot des bourgeois.
Être sur son trône. Alvum deponere.
- TROTTANT, s. m. Rat,—dans l'argot des voleurs.