- TROU DU CUL, s. m. Imbécile, homme incapable,—dans l'argot du peuple.
- TROUÉE, s. f. Dentelle,—dans l'argot des voleurs.
- TROUFIGNON, s. m. Le podex,—dans l'argot du peuple, qui employait déjà cette expression du temps de Béroalde de Verville.
- TROUILLARDE, s. f. Femme de mauvaise vie,—dans l'argot des faubouriens.
- TROUILLE, s. f. Domestique malpropre; femme du peuple rougeaude et avachie.
- TROUILLOTTER, v. n. Exhaler une mauvaise odeur.
Trouillotter du goulot. Avoir l'haleine homicide.
- TROUPE D'ARGENT, s. f. Troupe de second ordre,—dans l'argot des coulisses.
- TROUPE DE CARTON, s. f. Troupe plus que médiocre.
- TROUPE DE FER-BLANC, s. f. Troupe composée d'acteurs médiocres. Rédacteurs très ordinaires,—dans l'argot des journalistes.
On dit aussi Troupe d'été, parce qu'à ce moment de l'année, les Parisiens riches étant en voyage ou à la campagne, il est inutile de se mettre en frais pour ceux qui restent à Paris.
- TROUPE D'OR, s. f. Excellente troupe,—dans l'argot des comédiens. Les meilleurs rédacteurs,—dans l'argot des journalistes.
On dit aussi Troupe d'hiver, parce que c'est ordinairement dans cette saison—la meilleure de l'année théâtrale et journalistique—que les directeurs de théâtres et de journaux renforcent leur troupe et donnent leurs pièces et leurs articles à succès.
- TROUSSÉ (Être). Mourir subitement, ou en peu de jours, sans avoir eu le temps d'être malade. Argot du peuple.
- TROUSSEQUIN, s. m. La partie du corps qui sert de cible aux coups de pied,—dans l'argot des faubouriens.
On dit aussi Pétrousquin, mais ce dernier mot est moins étymologique que l'autre, qui est proprement le Morceau de bois cintré qui s'élève sur l'arçon de derrière d'une selle.
- TROUSSER, v. a. Expédier promptement une chose ou une personne,—dans l'argot du peuple.
- TROUVÉ, adj. Neuf, original, réussi,—dans l'argot des gens de lettres.
C'est trouvé. C'est ingénieux.