Avoir son vieux. Être entretenue.
- VIEUX (Se faire). S'ennuyer, attendre plus qu'il ne faudrait; rester longtemps quelque part. Argot du peuple.
- VIEUX COMME LES RUES, adj. Extrêmement vieux.
On dit aussi Vieux comme Mathieu-salé,—par corruption de Mathusalem, un patriarche.
- VIEUX JEU, s. m. Méthode classique, procédé d'autrefois pour faire des chansons, des vaudevilles, des romans. Argot des gens de lettres.
- VIEUX MEUBLE, s. m. Vieillard, personne impotente, bonne à mettre au rancart de la vie.
- VIEUX STYLE, s. m. Se dit de toute chose démodée, de tout procédé tombé en désuétude, de toute idée arriérée, etc.
- VIEUX TISON, s. m. Galantin, vieillard amoureux.
- VILLOIS, s. m. Village,—dans l'argot des voleurs.
- VINAIGRE (Du)! Exclamation de l'argot des enfants, garçons et petites filles, lorsqu'ils sautent à la corde, afin d'en accélérer le mouvement.
Grand vinaigre! Le superlatif de la vitesse.
- VINAIGRE DES QUARANTE VOLEURS, s. m. Acide acétique cristallisé,—dans l'argot des bourgeois.
Historiquement, ce devrait être Vinaigre des quatre voleurs.
- VIN CHRÉTIEN, s. m. Vin coupé de beaucoup trop d'eau.—dans l'argot du peuple, assez païen pour vouloir boire du vin pur.
- VIN D'UNE OREILLE, s. m. Bon vin.
Vin de deux oreilles. Mauvais vin.
- VINGT-CINQ-FRANCO-JOURIEN, s. m. Représentant du peuple,—parce que payé vingt-cinq francs par jour.