disent les auteurs du Roman de la Rose.
- CERCLE, s. m. Argent monnayé,—dans l'argot des voleurs.
- CERCLÉ, s. m. Tonneau,—dans le même argot.
- CERF-VOLANT, s. m. Femme qui attire sous une allée ou dans un lieu désert les enfants en train de jouer pour leur arracher leurs boucles d'oreilles et quelquefois l'oreille avec la boucle.—Argot des voleurs.
- CERNEAU, s. m. Jeune fille,—dans l'argot des gens de lettres.
- C'EST LE CHAT! Expression de l'argot du peuple, qui souligne ironiquement un doute, une dénégation. Ainsi, quelqu'un disant: Ce n'est pas moi qui ai fait cela.—Non! c'est le chat! lui répondra-t-on.
- CHABANNAIS, s. m. Reproches violents, quelquefois mêlés de coups de poing,—dans le même argot.
Ficher un chabannais. Donner une correction.
- CHACAL, s. m. Zouave,—dans l'argot des soldats d'Afrique, par allusion au cri que poussent les zouzous en allant au feu.
- CHAFOUIN, adj. et s. Sournois, rusé,—dans l'argot du peuple, qui a eu l'honneur de prêter cette expression à Saint-Simon, qui l'a employée à propos de Dubois.
- CHAFOFURER (Se), v. réfl. S'égratigner.
- CHAFRIOLER (Se), v. réfl. Se caresser, se complaire,—à la façon des chats.
L'expression appartient à Balzac.
- CHAHUT, s. m. Cordace lascive fort en honneur dans les bals publics à la fin de la Restauration, et remplacée depuis par le cancan,—qui a été lui-même remplacé par d'autres cordaces de la même lascivité.
Quelques écrivains font ce mot du féminin.
- CHAHUT, s. m. Bruit, vacarme mêlé de coups,—dans l'argot des faubouriens.
Faire du chahut. Bousculer les tables et les buveurs, au cabaret; tomber sur les sergents de ville, dans la rue.
- CHAHUTER, v. n. Danser indécemment.
- CHAHUTER, v. a. Secouer avec violence; renverser; se disputer.
- CHAHUTEUR, s. m. Mauvais sujet.
- CHAHUTEUSE, s. f. Habituée des bals publics; dévergondée.
- CHALOUPE, s. f. Femme à toilette tapageuse,—dans l'argot des voyous.