J’aimerois mieux que tous les laquais de la cour courussent sur le ventre de ma femme, que d’être astreint à ne point faire l’amour.
(Les Caquets de l’accouchée.)
Courir la gueuse. Hanter les bordels et les bals publics, où l’on peut faire une femme nouvelle tous les jours.
Mais j’oublierai cette folle amoureuse,
Tra la la, la la la la la,
Et dès ce soir, je vais courir la gueuse!
Tiens, voilà Carjat!...
Alexandre Pothey.
Courir le guilledou. Faire le libertin; rechercher les grisettes, les femmes faciles, pour coucher avec elles. Se dit aussi pour: Faire le métier de gueuse.
J’aurais pu, comme une autre, être vile, être infâme!
Courir le guilledou jusqu’au Coromandel!
Mais jamais je ne fusse entrée en un bordel!
Albert Glatigny.
Courir une poste, des postes. Tirer un coup, des coups, autant qu’on le peut quand on est bon cavalier et qu’on ne se laisse pas désarçonner par le premier coup de cul de sa jument.
Course. Coup tiré avec une femme, que l’on fait ainsi voyager à cheval sur un bâton, comme sorcière allant au sabbat.