E. Debraux.
Femme inconséquente. Façon polie de dire qu’elle est putain.
Lorsque, dans le monde, une jeune dame n’a pas très bien su étendre le voile par lequel une femme honnête couvre sa conduite, là où nos aïeux auraient rudement tout expliqué par un seul mot, vous, comme une foule de belles dames à réticences, vous vous contentez de dire:—Ah! oui, elle est fort aimable, mais...—Mais quoi?—Mais elle est souvent bien inconséquente.
H. de Balzac.
Femme laborieuse. Femme qui ne refuse jamais de conduire un miché au bonheur.
Ah! monsieur, me dit cet homme avec des larmes d’admiration dans la voix, à quelque heure de la nuit qu’on frappe, si nous sommes couchés, elle se lève sans rechigner, va ouvrir au monsieur, reste avec lui le temps qu’il faut et remonte se coucher jusqu’à ce qu’un nouveau coup de sonnette la fasse relever et redescendre: c’est une femme bien laborieuse!
A. François.
Femme large. Femme dont le vagin est d’une laxité à faire croire au membre imprudent qui s’y aventure qu’il entre dans une motte de beurre.—Voir [Femme étroite].
Femme lascive. Qui possède, dans ses regards, dans ses gestes, dans ses mouvements, dans ses paroles, l’art d’allumer les désirs des hommes.—On dit aussi, mais moins fréquemment, Homme lascif, parce que la lasciveté est l’apanage spécial de la femme.
Si ces jeunes gens s’offrent à vous, ne les refusez pas: ils sont si beaux, si vifs et si lascifs.