Lemercier de Neuville.

Soupe et le bœuf (La) ou le bouilli. L’ordinaire conjugal:—les mêmes bonjours, les mêmes bonsoirs, les mêmes coups tirés par le même homme,—avec la même femme.

Parce qu’enfin, voyez-vous, du nectar et de l’ambroisie, c’est toujours la même chose que de l’ambroisie et du nectar. Junon, Flore, etc..., tout ça est bel et bon; mais c’est toujours la soupe et le bouilli; tandis qu’il y a là-bas, chez le papa Desnoyers, des brunettes, et de la piquette qui nous ravigoteront.

Émile Debraux.

Sous le linge. A nu, sans chemise.

Je suis pourtant curieuse de voir comme elle est sous le linge.

La Popelinière.

Souteneur. Homme sans préjugés qui, en cas de quelque attaque, doit servir de défenseur aux putains. En retour, il exige d’elles une bonne partie de l’argent qu’elles gagnent à la sueur de leur con.—Le souteneur est le mari modèle. Il est cocu, c’est convenu d’avance avec sa femme. Mais il ne doit pas songer à la faire cornette. Il doit la monter régulièrement une ou deux fois par semaine; mais dans l’intervalle, il ne faut pas qu’il s’avise de penser même à une autre femme, encore moins d’en approcher. Malheureusement, chez les souteneurs, c’est comme chez les maris: il en est peu de vraiment honnêtes et sur qui une femme puisse compter sans réserve.

J’ suis le roi des souteneurs!
Je connais la savate!
Au billard, faut m’ voir, j’épate
Les vrais amateurs.

Lemercier de Neuville.