Je scrute l'horizon, à travers le grillage de la lucarne, pour voir si je n'apercevrai pas quelque fumée, l'annonce de l'arrivée du courrier venant de Cayenne.
Même jour, midi.
J'aperçois à l'horizon du côté de Cayenne un panache de fumée. Ce doit être le courrier.
Même jour, 7 heures soir.
Le courrier est arrivé en rade à une heure du soir; je n'ai toujours pas de lettres, je pense qu'il ne me les a pas apportées. Quel infernal supplice!
Mais au-dessus de tout, plane immuablement le souci de notre honneur; le but est là, invariable, quelles que soient toutes nos souffrances.
Jeudi 3 septembre, 6 heures matin.
Nuit horrible de fièvre et de délire.
9 heures matin.