Le jour même de ma libération, je fis paraître une note qui traduisait ma pensée et mon invincible volonté.

La voici:

«Le Gouvernement de la République me rend la liberté. Elle n'est rien pour moi sans l'honneur. Dès aujourd'hui, je vais continuer à poursuivre la réparation de l'effroyable erreur judiciaire dont je suis encore victime.

«Je veux que la France entière sache par un jugement définitif que je suis innocent. Mon cœur ne sera apaisé que lorsqu'il n'y aura pas un Français qui m'impute le crime abominable qu'un autre a commis.»

FIN


APPENDICE

LETTRE
A
M. CHARLES DUPUY

Ministre de L'Intérieur.—Président du Conseil