Quelles longues heures! Plus de papier pour écrire, pour travailler, malgré mes demandes réitérées depuis trois semaines, rien à lire, rien pour échapper à mes pensées.
Pas de nouvelles des miens depuis trois mois et demi.
Vendredi 7 juin 1895.
Je viens de recevoir enfin du papier, ainsi que des revues.
Pluie torrentielle aujourd'hui.
Le cerveau, sous la tension de la pensée, me fait atrocement souffrir.
Dimanche 9 juin 1895.
Tout pour moi est blessure, tant mon cœur saigne. La mort serait une délivrance: je n'ai pas le droit d'y penser.
Toujours sans lettres des miens.