Jeudi 1er août, midi.
Le courrier venant de Cayenne est arrivé ce matin à 7 h. 1/4.
M'apporte-t-il mes lettres et quelles nouvelles? Jusqu'à présent, je n'ai encore rien reçu.
4 heures 1/2.
Toujours rien. Terribles heures d'attente.
9 heures du soir.
Rien ne m'est parvenu. Quelle amère déception!
Vendredi 2 août 1895, matin.
Quelle horrible nuit je viens de passer! Et il faut que je lutte toujours et encore. J'ai parfois de folles envies de sangloter, tant ma douleur est immense, mais il faut que je ravale mes pleurs, car j'ai honte de ma faiblesse devant les surveillants qui me gardent nuit et jour.