Et toujours ce silence de tombe, sans entendre voix humaine.
Une parole sympathique, un regard ami, apportent quelquefois un léger baume aux plus cruelles blessures et en endorment pour un temps les cuisantes douleurs. Ici rien.
9 décembre 1895.
Toujours pas de lettres. Elles sont probablement restées à Cayenne où elles traînent pendant une quinzaine de jours. Le courrier a passé sous mes yeux venant de France, le 29 novembre, et depuis ce moment les lettres doivent être à Cayenne.
Même jour, 6 heures soir.
Le deuxième courrier venant de Cayenne est arrivé aujourd'hui à une heure. M'apporte-t-il cette fois mon courrier et quelles sont les nouvelles?
11 décembre, 6 heures soir.
Pas de lettres! mon cœur est labouré, déchiré.
12 décembre 1895, matin.