Ton dévoué,
Alfred.
Mille baisers aux enfants.
Toutes mes affections à toutes nos familles et merci de leur dévouement à la cause d’un innocent.
Lundi, 11 décembre.
Ma bonne chérie,
J’ai reçu ta lettre d’hier, ainsi que celles de ta sœur et d’Henri.
Espérons que bientôt justice me sera rendue et que je me retrouverai parmi vous.
Entre toi et nos chers enfants, entre vous tous, je retrouverai le calme dont j’ai grand besoin.
Mon cœur est profondément ulcéré et tu peux facilement le comprendre. Avoir consacré toute sa vie, toutes ses forces, toute son intelligence au service de son pays, et se voir accusé du crime le plus monstrueux qu’un soldat puisse commettre, c’est épouvantable.