Mais si ce but doit être poursuivi sans une minute de faiblesse ni de lassitude jusqu’à ce qu’il soit atteint, oh! chère Lucie, je souhaite aussi de toute mon âme qu’on ait égard à tant de souffrances, de douleurs accumulées sur tant d’êtres humains qui n’ont qu’une chose à demander, la découverte de la vérité; et je veux cependant terminer, mais dis-toi bien qu’à tout moment du jour ou de la nuit ma pensée, mon cœur sont avec toi, avec nos chers enfants, pour te crier courage et de redire toujours courage!

Je t’embrasse comme je t’aime, de toute la puissance de mon affection, ainsi que nos chers enfants.

Ton dévoué,

Alfred.

Baisers à tous.


Le 20 janvier 1897.

Ma chère et bonne Lucie,

Je t’ai écrit longuement au reçu de ton courrier. Quand on supporte un tel supplice, et depuis si longtemps, tout ce qui bouillonne en soi s’échappe irrésistiblement, comme la vapeur soulève la soupape dans la chaudière surchauffée.

Je t’ai dit que ma confiance était égale aussi bien dans les efforts des uns que dans ceux des autres; je ne veux pas y revenir.