Quand cet horrible drame finira-t-il? Quand aura-t-on enfin découvert la vérité? Ah, ma fortune tout entière à celui qui sera assez habile et adroit pour déchiffrer cette lugubre énigme!

Donne-moi des nouvelles de tous les nôtres.

Embrasse tout le monde de ma part.

Je n’ose te parler de nos bons chéris. Quand je regarde leurs photographies, quand je vois leurs yeux si bons, si doux, les sanglots me montent du cœur aux lèvres. Quand on souffre pour quelque chose ou pour quelqu’un, c’est compréhensible... Mais pourquoi, et surtout pour qui cet odieux martyre?

Je te serre sur mon cœur,

Alfred.

Ne viens pas avant d’être complètement rétablie et en excellente santé. Nos enfants ont besoin de toi.


Le 23 janvier 1895.

Ma chérie,