§ 2e
1o L’abstinence est perpétuelle. En sont dispensés les malades et les infirmes, qui sont l’objet de la plus grande charité et des soins les plus assidus.
2o En hiver un seul repas (six mois environ) ; deux repas en été. Cette austérité si effrayante pour la nature est plus imaginaire que réelle. Teste experientiâ.
3o La nourriture est saine et abondante ; on peut en juger par les santés, point ou peu de malades.
4o Le travail des mains délasse l’esprit sans trop fatiguer le corps ; on s’y livre avec discrétion ; les forces en sont la mesure.
5o Le silence est continuel : n’est-ce pas assez de parler à Dieu ? On lui parle dans les saints offices et l’oraison ; et lui nous parle dans les saintes lectures.
§ 3e
1o Des forces ordinaires suffisent pour se façonner au régime.
2o Les inconstants, les mélancoliques, les têtes faibles, les esprits faux, les mauvais caractères ne peuvent être admis.
3o Sont admis au contraire avec bonheur les âmes simples, les hommes au cœur ouvert, à volonté ferme et généreuse ; les hommes, en un mot, qui cherchent sincèrement le bon Dieu.