L’animal demeure principalement dans la dernière chambre, qui est la plus spacieuse et la seule largement ouverte. Une sorte de cordon, qui paraît à la fois un tube et un ligament, naît de sa région dorsale, parcourt tous les siphons, et relie ensemble les différentes parties de son corps logées dans les diverses chambres.
Ce Céphalopode polythalame représente jusqu’à un certain point, dans nos mers actuelles, ces coquilles si nombreuses de l’ancien monde, connues sous le nom de Cornes d’Ammon (Ammonites).
On sait que ces fossiles sont divisés aussi en plusieurs chambres; mais leur dernière loge est relativement petite, et non très-vaste. Leurs cloisons sont anguleuses, tantôt ondulées, tantôt déchiquetées. Certaines ressemblent à des feuilles d’Acanthe. Il existe des Cornes d’Ammon depuis la taille d’une lentille jusqu’à celle d’une roue de carrosse. (Cuvier.)
Quelques naturalistes ont cru que ces dépouilles étaient des coquilles intérieures. On trouve encore, aujourd’hui vivant, un petit Céphalopode testacé, appelé Cornet de postillon[142], qui renferme dans la partie postérieure de son corps une coquille blanche, qu’on ne saurait mieux comparer qu’à un cône très-allongé, tordu sur lui-même dans un seul plan, et divisé transversalement en une série de cellules par des lames très-concaves.
CHAPITRE XXVI
L’UNITÉ DE COMPOSITION.
«L’unité dans la variété.»
(Leibnitz.)
I