— Oui, premièrement. Ma petite idée a fait du chemin ces jours passés. J’ai téléphoné à Prévôt, mon architecte, à Paris.

La difficulté sera de trouver assez d’ouvriers. Nous en ferons venir de Suisse, s’il le faut.

Il sera nécessaire, peut-être, miss Diana, que vous obteniez une autorisation de votre tuteur.

— Je suis majeure, dit Diane, mais mon frère est encore mineur et ce domaine nous appartient à tous deux. Je connais d’avance la réponse de mon frère et je suis certaine d’obtenir l’autorisation de notre tuteur.

— Bien. L’architecte est prévenu, le plan va être fait ; il n’y aura plus qu’à commencer quand vous l’ordonnerez.

C’est vous, miss Diana, qui poserez la première pierre de l’édifice et, si vous voulez m’accorder cette faveur, j’en serai le parrain…

Diane tendit sa main et dit avec émotion :

— Vraiment, sir Reginald, je ne sais comment vous exprimer toute ma reconnaissance !

— Ne cherchez pas, chère miss, j’ai trouvé un moyen.

— Vous ? sir Richardson ?