Cap bâilla, s'étira comme un grand chat fatigué, et je devinai tout de suite ce qu'il allait me proposer: l'inévitable corpse reviver en quelque bar saxon du voisinage. Je répondis par ces deux monosyllabes froidement émises:
—Non, Cap!
Cap aurait reçu sur la tête tout le Mont-Valérien, lancé d'une main sûre, qu'il ne se serait pas plus formellement écroulé.
—Comment, bégaya-t-il, avez-vous dit?
—J'ai dit: Non, Cap.
—Alors, je ne comprends plus.
—C'est pourtant bien simple, Cap. Désormais, la débauche, sous quelque forme qu'elle se présente, me cause une indicible horreur. J'ai trouvé mon chemin de Damas. Plus d'excès! À nous, la norme! Vivons à même la nature! Or, la nature ne comporte ni breuvages fermentés, ni spiritueux. Si on n'avait pas inventé l'alcool, mon bien cher Captain, on n'aurait pas été contraint d'imaginer la douche.
Ce pauvre Cap m'affligeait positivement. Ces propos le déconcertaient tant, émis par moi!
De désespoir, il crut à une plaisanterie.
—Non, Cap, vraiment! insistai-je de pied ferme.