Moi, ma foi, je lui adressai mon plus gracieux sourire et la saluai poliment.

Mais j'avais beau chercher au plus creux de ma mémoire, je ne la reconnaissais pas du tout, mais, là, pas du tout.

Et puis, par-dessus les genoux d'un gros monsieur, elle me tendit sa potelée petite main:

—Comment ça va? s'informa-t-elle.

J'étais perplexe.

Ma mémoire me trahissait-elle, ou bien si c'était une bonne femme qui me prenait pour un autre?

À tout hasard, je lui repondis que j'allais pas trop mal.

—Et vous-même? ajoutai-je.

—Assez bien... Vous avez un peu maigri.

—Peines de cœur, beaucoup. Ma maîtresse, tout le temps, dans les bras d'un autre.