»... Au moment de terminer ma lettre, un remords vient me visiter. Je lui offre un siège et des cigares, courtoisement.
»Ce que je vous ai dit, en commençant, au sujet des chemins de fer, vous a peut-être fait croire que j'étais un partisan résolu de ce nouveau moyen de transport: il n'en est rien.
»Les désagréments qu'il présente sont nombreux.
»Pourquoi, par exemple, placer les gares, toujours, et exactement, sur la ligne du chemin de fer?
»Le train s'arrête, vous descendez; il y a cent contre un à parier que vous trouverez une gare devant vous.
»Et le pittoresque, et l'imprévu, qu'en fait-on?
»Au point de vue du décor, ne vaudrait il pas mieux disséminer les gares, loin du railway, dans la campagne, au hasard du paysage? On les apercevrait de loin en passant, sur une montagne, à l'extrémité d'une vallée—le décor y gagnerait, et le voyage offrirait bien plus d'agrément.
»Sur ce, mon cher Allais, je vous quitte. Je vais allumer ma pipe à la pompe, comme disait l'autre, et la fumer à votre santé.
»Gabriel de Lautrec.»
Notez bien que je n'ai jamais parlé à Gabriel de la moindre idée de montre-revolver.