... Maintenant que le gentleman en question vogue entre le Havre et New-York, je peux bien conter l'histoire.

Le gentleman en question est rédacteur important dans un Chicago Tribune quelconque.

On m'a présenté à lui comme étant Maurice Barrès. Joie débordante du Yankee.

J'ai subi une interview des plus corsées.

À la grande satisfaction de mes camarades, j'ai bourré mon homme de documents infiniment contestables et d'idées personnelles, semblant provenir de Ville-Evrard, au sujet de révolution littéraire et artistique de notre belle France.

Ce journaliste américain fut tellement ravi d'avoir fait la connaissance de Barrès qu'il nous invita tous, le soir même, au Helder, où nous avons fait un dîner, mes petites chéries, je ne vous dis que ça!

Je ne sais pas encore comment Barrès prendra la chose quand il recevra le journal d'Amérique.


... Il faudrait le pinceau de Goya pour dépeindre le ravissement où me plongea la lisance des feuilles d'aujourd'hui.

L'abondance des matières nous force, à notre grand regret, à écourter les citations.