Après une dizaine d'années d'un labeur opiniâtre, le lieutenant Th. Machin est arrivé à utiliser ce phénomène, et cela le plus ingénieusement du monde.

Des cordes tendues que les hommes tiennent de la main gauche, cordes qui correspondent à un treuil placé sur une voiture, lequel treuil met en mouvement des bielles, lesquelles bielles, finalement, actionnent les roues de la dite voiture.

C'est désormais la suppression des chevaux et mulets attelés aux voitures régimentaires: et voilà, du coup, une énorme économie réalisée sans que les hommes en aient le moins du monde à pâtir, car il est démontré qu'ainsi employé, le travail d'une trentaine d'hommes correspond, sans trace de fatigue pour ces derniers, à l'effort d'un cheval.

Pour plus de détails, consulter le numéro de l'Illustration de la semaine prochaine qui publiera, sur ce sujet, d'intéressants croquis et dessins avec le portrait du lieutenant Th. Machin.

SUPPRESSION DE LA BOUE PAR UN PROCÉDÉ FORT SIMPLE, MAIS AUQUEL IL NE FALLAIT PAS MOINS SONGER.

J'ai raconté, dans le temps, à quelques centimètres de la place où vous lisez ces lignes, le curieux accident dont je fus témoin et auquel beaucoup de personnes ne crurent point devoir fournir la moindre foi.

Un immense chaland, relatais-je, chargé de papier buvard, s'étant heurté contre une des piles du Pont-au-Change, une voie d'eau se déclarait et aussitôt le chaland coulait, lui et sa marchandise, au fond de la Seine.

En moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, le chargement de papier buvard absorbait l'eau de la rivière, d'où brusque et énorme abaissement du niveau de la Seine, abaissement qui faillit un instant friser la dessication complète.

Mais bientôt arrivèrent les pompiers, et la Seine ne fut pas longue à reprendre son étiage normal.

Tel est le fait divers que j'avais fidèlement raconté à mon million et demi de lecteurs.