Nous nous trouvions donc réunis, quelques-uns de ces messieurs, plusieurs chasseurs et moi, un récent soir, dans l'estaminet de la bonne auberge d'un voisin gros bourg.

Le patron du lieu est un fort brave homme légèrement candide et d'une indérapable complaisance.

Chacun le surnomme—je n'ai jamais su pourquoi—le père Becquenfleur.

Nul d'entre nous n'avait sommeil, et bien qu'on dût se lever de fort bonne heure le lendemain, personne ne se souciait d'aller se coucher.

Vite conclue, la connaissance entre les voyageurs et nous tourna plus vite encore à la cordialité parfaite.

Ces messieurs, d'ailleurs, étaient tous charmants.

L'un deux proposa:

—Voulez-vous qu'on fasse une bonne blague au père Becquenfleur?

Assentiment unanime.

Voilà notre farceur qui se pose juste en face de la vieille et ancestrale horloge et qui, dodelinant de la tête, l'index tendu, accompagne d'un balancement rythmique de tout son corps le mouvement du balancier.