Je crois que le journaliste scientifique bien connu, M.
Alphonse Allais
, était membre du Congrès.

* * * * *

Non, madame Stanislas Meunier, je ne faisais pas partie du Congrès de Bakou, ces messieurs organisateurs ayant totalement négligé de m'inviter, et moi n'ayant pas coutume de me rendre aux endroits où je ne suis pas mandé.

Je le regrette, car sur ces questions des oies bottées, j'aurais pu émettre quelques idées tant personnelles qu'acquises et singulièrement perfectionner le système russe.

Écoutez plutôt:

En Nouvelle-Zélande un procédé analogue est appliqué aux pattes des autruches, mais combien plus scientifique et plus ingénieux! Suivez-moi bien.

On fait barboter les volatiles dans une auge contenant une solution de caoutchouc mélangée à du carbonate de magnésie.

Au bout de quelques séances successives de trempages et de dessications, les pattes des autruches se trouvent enfermées dans une grosse boule de substance élastique.

Mais ce n'est pas tout!

Pour rendre cette substance plus élastique encore, on promène nos autruches sur du sable surchauffé.