Voici le principal fragment de la lettre en question de mon Bavarois.
(On voudra bien en excuser les légères incorrections grammaticales).

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«Je voulais vous voir à mon passage dans Paris, mais le temps manque et je vous écris ce billet pour vous faire savoir le moyen qu'un de mes amis, qui est un médecin à Anspach, vient de trouver pour débarrasser ses malades du ver solitaire, si ils l'ont.

» Mon intention avait été de l'envoyer à ma revue de médecine de
Paris, si j'aurais écrit français mieux et comme un médecin ici.

» Comme on m'a dit que vous êtes très influent, peut-être vous pourriez le publier, ce serait un bon service à rendre pour l'humanité.

» Donc, Herr Professor Ruhlmann, mon ami, a chez lui un gros ver solitaire qu'il nourrit richement et qu'il est en train d'habituer.

» Si un malade en a un dans le corps, il ordonne une sévère diète pendant quatorze jours.

» Le ver du malade dépérit, il n'a plus bientôt aucune force.

» Alors H. Prof. Ruhlmann, fait avaler au malade le gros sien, la tête en avant, mais pas tout entier, car il garde la queue dans sa main.

» Le gros rencontre l'autre qui est très faible, il se bat avec lui et le mange.