Note 80:[ (retour) ] Ordinarium Rothomagense, cité par Du Cange dans son Glossarium, s. v. Festum.

On est aussi étonné de voir la sibylle dans ce cortège. Cependant, on admet assez généralement que les sibylles pouvaient connaître et prévenir l'avenir. Saint Jérôme leur attribuait le don de prophétie, et l'Eglise, dans la Prose des Morts, invoque l'autorité de la sibylle et semble l'assimiler à l'autorité même de David:

Teste David cum sibylla.

C'est la raison pour laquelle Michel-Ange les a représentées dans les célèbres fresques du plafond de la chapelle Sixtine, et Raphaël dans l'église Santa-Maria-della-Pace, à Rome.

Quant à la Prose de l'âne, nous n'avons trouvé aucun document qui nous prouve qu'elle ait été chantée à l'office de Noël. Farin seul l'affirme: nous serions donc porté à croire qu'elle était chantée à la porte de l'église.

Elle commençait par cette strophe:

Orientis partibus

Adventavit asinus

Pulcher et fortissimus,

Sarcinis aptissimus.