«... Tout l'office fut célébré ainsi et d'une façon si naïve, si simple, si touchante, avec une foi si vive et si sincère, que le sourire qui m'était venu au début sur les lèvres, disparut très vite, pour faire place à une réelle émotion»[83].
Note 83:[ (retour) ] Revue Marne. Noël 1902.
Après la Messe de minuit, il est d'usage, en Espagne, de se saluer par ces mots: nacido[84] el Niño! (l'Enfant est né!)
Note 84:[ (retour) ] La loi du moindre effort fait disparaître le d dans la prononciation et ordinairement on dit: nacie el Niño.
Le jour des Rois (Dia de Reyes), à Madrid, une foule animée remplit les rues et les magasins. Le soir, des enfants portent des flambeaux, des échelles, dès sonnettes et des tambours, parcourent les rues et les places les plus écartées où ils font halte pour «guetter l'arrivée des Rois». Mais bientôt un «Messager» vient annoncer que les Rois ont pris «un autre chemin» et qu'ils font leur entrée à l'autre bout de la ville. Sur quoi, toute la bande se dirige vers l'endroit indiqué, où la même scène recommence.
Le jour de l'Épiphanie, à Madrid, dans la chapelle royale, une Messe solennelle est dite par le Cardinal-Aumônier. Le Roi, la Reine et toute la famille royale y assistent, avec toute la Cour, en tenue de gala. Après la Messe, le Roi fait porter sur l'autel trois beaux calices; le Cardinal les consacre et le Roi les envoie, en souvenir des trois Rois Mages, à trois églises pauvres[85].
Note 85:[ (retour) ] Ce trait édifiant et plusieurs autres nous ont été racontés par un ecclésiastique qui a passé deux années à Madrid, et qui a eu de fréquentes relations avec la famille royale d'Espagne.
FIN.
TABLE
Préface.