«Il faut rompre avec les vices de votre éducation première», dit sévèrement M. le principal, qui ne dissimule pas sa méfiance.

Et, pour faciliter cette régénération, on décide que l'élève Maugendre ne sortira du collège que tous les premiers dimanches des mois.

Oh! comme il pleure, le premier soir, au fond du dortoir triste et froid, tandis que les autres écoliers ronflent dans leurs lits de fer, et que le pion dévore un roman, en cachette, à la lueur d'une veilleuse!

Comme il souffre pendant l'heure maudite de récréations, tandis que les camarades le bousculent et le houspillent!

Comme il est triste en étude, le nez dans son pupitre, tremblant aux colères du pion qui tape à tour de bras sur la chaire en répétant toujours la même phrase:

«Un peu de silence, messieurs.»

Cette voix criarde remue toute la lie des mauvais souvenirs, empoisonne sa vie.

Elle lui rappelle les jours noirs de la première enfance, le taudis du faubourg du Temple, les coups, les querelles, tout ce qu'il avait oublié.

Et il se raccroche désespérément aux images de Clara, de la Belle-Nivernaise, comme à une éclaircie de soleil, dans le sombre de sa vie.

Et c'est sans doute pour cela que le pion trouve avec stupéfaction des dessins de bateaux à toutes les pages des livres de l'élève Maugendre.