C'est fini. Le vieil arbre est fendu jusqu'à l'aubier. Le coeur de Maugendre est devenu tendre.
«Je te laisserai partir, mon gars.
«Tu retourneras avec eux, tu navigueras encore.
«Et ce sera trop bon pour moi de te voir quelquefois en passant.»
A présent, la cloche ne sonne plus les heures de la récréation, du réfectoire et de l'étude.
On est en vacances et le grand collège est désert.
Pas d'autre bruit que celui du jet d'eau dans la cour d'honneur et des moineaux piaillant sur les préaux.
Le roulement des rares voitures arrive lointain et assourdi, car on a mis de la paille dans la rue.
C'est au milieu de ce silence et de cette solitude que l'élève Maugendre revient à lui.
Il est tout surpris de se retrouver dans un lit bien blanc, entouré de grands rideaux de percale qui mettent tout autour un isolement de demi-jour et de paix.