—Ya didou, Mouci…[1] fit le pauvre Nabab essayant de plaisanter, et se servant du patois sabir pour rappeler au vieux copain tous les bons souvenirs remués l'avant-veille… Ça tient toujours notre visite à Le Merquier… Le tableau que nous devons lui offrir, tu sais bien… Quel jour veux-tu?
[Note 1: Hé, dis donc, monsieur… ]
—Ah! oui, Le Merquier… C'est vrai… Eh bien! mais prochainement…
Je t'écrirai…
—Bien sûr?… Tu sais que c'est pressé…
—Oui, oui, je t'écrirai… Adieu.»
Et le gros homme referma sa porte vivement comme s'il avait peur que sa femme arrivât.
Deux jours après, le Nabab recevait un mot d'Hemerlingue, presque indéchiffrable sous ses petites pattes de mouches compliquées d'abréviations plus ou moins commerciales derrière lesquelles l'ex-cantinier dissimulait son manque absolu d'orthographe:
_Mon ch/ anc/ cam/
Je ne puis décid/ t'accom/ chez Le Merq/. Trop d'aff/ en ce mom/.
D'aill/ v/ ser/ mieux seuls pour caus/. Vas-y carrem/. On t'att/. R/
Cassette, tous les mat/ de 8 à 10.
A toi cor/_