Or, un beau jour qu'ayant pris un superbe poisson, j'étais occupé à le dépecer, tout à coup je trouve dans son ventre cet anneau merveilleux; et comme, dans ma joie, je venais de l'exposer pour le vendre, vos seigneuries ont mis la main sur moi. Voilà, je vous le jure, comment il est tombé en ma possession: maintenant vous êtes les maîtres de me battre ou de me tuer.

L'OFFICIER, portant la bague à ses narines.

Cet anneau, sans aucun doute, a été renfermé dans le corps d'un poisson, à en juger par l'odeur de mer qui s'en exhale; reste à savoir comment le fait a pu avoir lieu. Avancez donc, je vais trouver quelqu'un des familiers du roi.

LES GARDES, au pêcheur.

En avant, misérable coupeur de bourses, en avant!
(Ils marchent ensemble.)

L'OFFICIER.

Attendez-moi ici près de la porte de la ville, et faites la plus grande attention à votre prisonnier, jusqu'à ce qu'ayant pris à la cour les informations nécessaires, je revienne vous trouver.

LES DEUX GARDES, à la fois.

Puisse notre seigneur recevoir du roi l'accueil le plus favorable!

L'OFFICIER.